
PLUS QUE JAMAIS, L’INDÉPENDANCE SYNDICALE POUR REVENDIQUER
Au prétexte de l’état d’urgence devenu permanent, et fragilisé par le rejet de ses réformes visant à détruire les conquêtes sociales, parmi lesquelles l’école publique, le Président Macron poursuit sa dérive liberticide en interdisant par exemple le rassemblement devant l’école où il a fait ses annonces à Marseille. Inscrivant aujourd’hui ses mesures dans le cadre d’une « économie de guerre », il cherche à y associer les organisations syndicales avec la tenue de son « conseil national de la refondation ». Le ministre Ndiaye entend décliner cette démarche dans un « grand débat » qui étoufferait les revendications des personnels, alors que la politique de M. Blanquer a été clairement rejetée. Refusant toute union nationale, le SNFOLC et ses adhérents peuvent s’appuyer sur l’exigence réaffirmée par le XXVème Congrès de la Confédération FO : « l’indépendance syndicale est à la base de toute action syndicale […] toujours fondée sur le rapport de force […]. Liberté syndicale, liberté de négociation et droit de grève sont intimement liés et constituent la base de l’expression de toutes les revendications. ». Le SNFOLC continuera à exiger du nouveau ministre la mise en place des mesures d’urgence déclinées ci-dessous, et appelle ses militants à se déployer en tenant des heures d’information syndicale dans les collèges, les lycées et les INSPE pour informer, aider et rassembler les personnels sur leurs revendications et leur proposer l’adhésion au syndicat.